mardi 7 avril 2009

L'important, c'est de participer...

... mon cul, oui!

Je participe à un master, mais si je ne l'ai pas à la fin de l'année, j'aurai du mal à me consoler en me disant que, au moins, j'ai pu y participer.
Je participe à la protection de l'environnment, mais si à la fin, les pôles fondent et le désert s'étend, j'aurai du mal à me consoler en me disant que j'ai participé à une lutte hisorique.
Je participerai aux éléctions européennes en juin, et si le parti pour que je vote se ramasse, je ne sortirai pas en me disant que j'ai bien de la chance de voter.

Révoltons-nous contre la bienséance populaire qui dit que tout proverbe prononcé assez souvent est vrai. NON, l'important, ce n'est pas de participer. L'important, c'est de gagner - et si l'inverse était vrai, il n'y aurait pas beaucoup d'intérêt à participer.

Personne ne joue, ne courre ou ne fait campagne pour arriver second, ou plus loin. Même ceux qui se disent "honorés" de pouvoir participer aux JO espèrent, en secret, de devenir l'outsider, celui que personne n'attendait, celle qui a surpris tout le monde.
La vie, les batailles n'ont aucun intérêt si on ne veut pas les gagner, pour de vrai. Si on n'y croit pas. Si on ne s'acharne pas.

"L'important, c'est de participer", ce n'est pas un proverbe de perdant, c'est un proverbe de quelqu'un qui au fond, s'en fout. Je préfère encore perdre que de me lancer dans des batailles auxquelles je ne crois pas.

1 réponse(s) polie(s):

Matou a dit…

La question, finalement, c'est "participer à quoi?".
En général, on fait référence à un jeu et à l'apprentissage de la défaite qui ne doit pas gâcher le goût de la détente et du plaisir de jouer en lui-même. (cf. Jeux Olympiques).
Evidemment, il en va tout autre lorsqu'il s'agit d'enjeux et plus de jeux. Dans ces cas là, la défaite ne doit provoquer qu'une seule réaction : chaque jour sur le métier remettre son ouvrage ! A fond les ballons !